Vous utilisez de l’eau osmosée ou de l’eau de
pluie.
Choisissez un engrais qui contient peu d’urée ou d’azote
ammoniacal et une proportion élevée en nitrate. Si vous
arrosez plusieurs fois dans la semaine, réglez vos quantités
aux alentours de 50 à 75 ppm d’azote tout compris, soit
400 à 600 µS.
Si vous utilisez un engrais pour orchidées, il y a normalement
des micro-éléments en quantité suffisante et
équilibrée. Si ces éléments ne sont pas
mentionnés sur l’étiquette, apportez du calcium
sous forme de nitrate de calcium (Ca(NO3)2) et
du magnésium sous forme de sulfate de magnésium, dans
cet ordre en les espaçant et en les dosant à 500 µS.
Si vous arrosez une seule fois par semaine, vous pouvez augmenter le
dosage en azote même d’une manière importante à
condition de pratiquer un lessivage au moins une fois par mois.
Vous utilisez de l’eau de ville
Faire analyser l’eau si c’est de l’eau de ville.
Tenir compte de sa composition et de sa conductivité dans les
calculs.
Utilisez un engrais riche en azote ammoniacal ou en urée
(exemple le 28/14/14 de Plantprod) pour contrebalancer l’alcalinité
de l’eau d’arrosage. Là aussi réglez-vous
sur 50 à 75 ppm d’azote. Par contre le calcium sera en
quantité suffisante et il faudra fournir du magnésium
(dosage en µS de l’eau + 500 µS de magnésium)
après un lessivage.
Avec le pH-mètre (après étalonnage avant la
mesure), ajustez le pH d’arrosage à 6 pour un arrosage
standard, 5,6 pour le Fe (si vous en rajoutez), 7 pour le magnésium.
Pour ajuster votre pH
Cela peut être nécessaire pour certaines espèces
comme certains paphiopedilum, un arrosage régulier avec
de l’eau de ville permettra de contrebalancer l’acidité
maintenue par l’eau osmosée.
Pour donner un ordre d’idées de valeurs qui semblent
utilisables pour les orchidées, un tableau récapitulatif
liant la conductivité à l’utilisation pour
certaines orchidées :
pour
les arrosages courants des Phalaenopsis, Dendrobium, ...
800
à 1200
élevé
pour
les orchidées gourmandes comme Cymbidium, Catasetum, …
2000
et +
excessif
à
ce niveau les orchidées pourraient gravement en souffrir
Bien sur, ces niveaux sont à ajuster en fonction des espèces
et de la connaissance de chacun dans la conduite de ses propres
orchidées.
EN CONCLUSION
Tout cela peut paraître un peu compliqué
et nécessiter l’achat d’un conductivimètre
et un pH-mètre mais avec ces quelques efforts vous aurez une
approche raisonnée de l’arrosage et du dosage d’engrais.
Cela vous permettra d’anticiper les
problèmes dès leur début dans le pot et de ne
pas attendre que vos orchidées soient malades ou stressées
pour corriger les déviations de pH ou de conductivité.
De plus, cette méthode intégrée
de l’eau, du pH et de l’engrais vous permettra
éventuellement de continuer à arroser à l’eau
de ville en combattant l’alcalinité par le type
d’engrais que vous utilisez.